Cousin-cousine : des relations parfois singulières

Quand on est enfant, le cousin ou la cousine est souvent un complice, la personne que l’on retrouve pendant les vacances chez papi et mamie, avec qui on partage ses cadeaux à Noël et dont on est proche au point de « jouer au docteur » avec elle.

L’histoire commune et la complicité fabriquent des liens qui sont rassurants et qui peuvent induire une attirance. Avec ce cousin ou cette cousine, qui met moins mal à l’aise, qui fait moins peur que les autres garçons ou filles, c’est bien plus facile d’approcher l’autre sexe.

Lorsqu’ils découvrent que leurs enfants se livrent à un certain nombre d’investigations sexuelles entre eux, les parents semblent perturbés. Auraient-ils oublié qu’eux aussi, au même âge, se sont livrés aux mêmes occupations ? Oui ! Et c’est normal : dès leur curiosité infantile satisfaite, l’expérience portant sur le sexe opposé a été plus ou moins interrompue ou interdite et refoulée.

Car dans notre société, les liens familiaux excluent toute forme de relation amoureuse. Petit, cette notion d’interdit sexuel dans la famille est encore peu comprise mais au fur et à mesure que l’enfant grandit, il intègre l’interdit de l’inceste.

Si vous surprenez votre enfant avec sa petite cousine ou son cousin, soyez fermes en expliquant aux bambins que ce genre de jeux ne doit pas avoir lieu entre eux. L’enfant sait très bien qu’il évolue dans le domaine de l’interdit !

Ne vous montrez pas trop sévère ou culpabilisant. Sachez également poser des limites claires entre vous, votre intimité et celle de votre enfant. Une fois de plus, nos petits ont besoin de repères précis : apportez-leur un soutien et un cadre de vie stable.

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