Phobie scolaire

Si la phobie scolaire se manifeste le plus fréquemment entre 5 et 8 ans, on la retrouve également chez certains adolescents. En général, elle concerne davantage les filles que les garçons.

La phobie scolaire consiste en une peur immense, insurmontable et inexplicable (à première vue) de se rendre à l’école. Attention : elle se distingue notablement du « désintérêt » scolaire et de l’école buissonnière en ce sens que le goût pour les apprentissages semble maintenu.

Souvent, les enfants et ados atteints de ce mal se plaignent de maux de ventre et autres douleurs. Ces symptômes s’accompagnent fréquemment d’une perte d’appétit, de troubles du sommeil, de malaises, d’évanouissements, de réactions de panique, de crises d’angoisse, de tachycardie, de pleurs et même, dans certains cas, de conduites suicidaires.

Comme par miracle, dès la soustraction du jeune de son environnement scolaire, celui-ci retrouve l’apaisement : ses souffrances disparaissent. C’est donc la dimension anxieuse qui doit nous faire évoquer une problématique de phobie scolaire.

Le jeune enfant qui présente une phobie scolaire a très souvent été « couvé » dès sa plus tendre enfance. Inconsciemment, il ne veut pas grandir. Il angoisse lorsqu’il est séparé de sa mère. Si l’enfant est victime de racket ou de pressions au sein de l’établissement scolaire, ces persécutions peuvent constituer les « éléments déclencheurs » de cette phobie. Ou bien les brimades peuvent accentuer une phobie déjà existante.

Outre ses répétitifs « J’veux pas y aller », l’enfant phobique est amené par divers troubles bien réels à faire comprendre à sa mère qu’il ne peut être séparé d’elle. Sans en avoir conscience, il va faire en sorte de mobiliser toute son attention.

Souvent, les ados ressentent une peur panique à l’idée d’affronter l’école. Ces angoisses expliquent leurs retards, absences d’abord espacées puis de plus en plus fréquentes. Ils restent dans leur lit non par paresse mais suite aux troubles qu’ils présentent.

Il s’agit de prendre leur mal-être au sérieux et de les encourager à verbaliser leurs peurs. Une intervention psychologique est donc indispensable. Sans elle, la phobie scolaire peut prendre des formes graves avec le risque d’une déscolarisation complète, d’une grave dépression et d’une incapacité à vivre en société et à avoir des relations affectives et sociales.

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