Anorexie mentale
Le terme anorexie dérive du mot grec anorexia qui signifie "perte d’appétit" bien qu’une personne souffrant d’anorexie mentale ne présente pas nécessairement une perte d’appétit mais plutôt un refus ou plus encore une peur de s’alimenter.
On a coutume de dire que cette maladie touche essentiellement des jeunes filles intelligentes et de milieu social aisé. En réalité, ce n’est plus vrai. Aujourd’ hui, l’anorexie mentale atteint toutes les classes sociales et culturelles.
Le pic d’appartion de cette maladie se situe chez les adolescentes âgées de 15 à 20 ans mais on peut voir apparaître cette maladie dans une population plus âgée ou plus jeune. Elle touche ainsi des jeunes filles pré-adolescentes et cela parfois dès l’âge de 10 ans.
On estime que sur 10 personnes anorexiques, 9 personnes sont des femmes et une seule est un homme. L’apparition de l’ anorexie mentale chez un garçon est nettement plus inquiétante que chez une fille chez qui on retrouve l’image médiatique de la jeune femme mince et parfaite. L’anorexie mentale chez un garçon fait référence à un processus psychologique beaucoup plus complexe.
Qu’est-ce ?
Prendre un repas provoque chez la personne anorexique l’ angoisse de ne plus pouvoir s’arrêter de manger et de grossir. La crainte de manger augmente avec la perte de poids et ce d’autant plus que l’anorexique a une fausse image de son corps. On entre alors dans un véritable cercle vicieux qu’il va falloir rompre à tout prix pour parvenir à une guérison.
Ce refus de nourriture entraîne un amaigrissement spectaculaire pouvant aller dans certains cas jusqu’ à 50% du poids normal pour l’âge. Cet amaigrissement s’accompagne de fonte musculaire, d’aménorrhée, de carences vitaminiques provoquant une perte de cheveux ainsi que d’une mauvaise circulation sanguine.
On retrouve également de l’hypothermie (abaissement de la température corporelle), de l’hypotension (baisse de la tension), de la bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque) et des troubles sanguins reflétant l’état de dénutrition.
La personne anorexique a tendance à s’isoler. Elle évite les relations et les conflits, surtout au sein de la famille. Malgré la dénutrition, l’anorexique manifeste une grande activité physique et intellectuelle. Ses résultats scolaires sont souvent excellents.
L’anorexie peut être associée ou non à des crises de boulimie. On distingue ainsi l’anorexie restrictive où la personne mange très peu de l’anorexie-boulimie où les périodes de restrictions sont suivies de crises de boulimie. La personne ingère alors des quantités énormes de nourriture et se met ensuite à jeûner pour éviter de grossir. Et c’est ce jeûne entrepris qui va provoquer une nouvelle crise de boulimie. La personne se retrouve dans une spirale infernale.
L’anorexique-boulimique et même l’anorexique restrictive ont parfois recours à des vomissements et à la prise de laxatifs, ce qui peut entraîner une hypokaliémie pouvant être à l’origine d’un arrêt cardiaque. Lorsque des crises de boulimie s’installent, on voit souvent apparaître des tendances dépressives pouvant conduire jusqu’ au suicide.
Pourquoi ?
Un simple régime, une remarque désobligeante, un chagrin d’amour, un problème scolaire ou encore un deuil peuvent être le point de départ d’ une anorexie.
Les causes profondes sont complexes et souvent controversées. Certains auteurs avancent des facteurs métaboliques ou génétiques, d’autres pensent que les causes psychologiques et relationnelles sont dominantes.
Que faire ?
La prise en charge doit se faire le plus tôt possible pour augmenter les chances de guérison. Ce qui n’est pas toujours facile car la personne anorexique utilise de multiples stratagèmes pour dissimuler son état. Lorsque la famille s’en aperçoit, l’hospitalisation peut être vitale.
En général, les médecins fonctionnent avec un contrat de poids. Au fur et à mesure que l’anorexique reprend du poids, son champ d’activités s’élargit. Elle a droit aux visites puis peut regarder la télévision, par exemple. Aux soins médicaux s’associe une psychothérapie individuelle ou familiale. Mais le plus dur reste l’acceptation du traitement par la personne anorexique elle-même qui refuse de se voir malade.
Dans un tiers des cas, les anorexiques s’en sortent et retrouvent une vie normale. Pour un autre tiers, la guérison reste incomplète et les rechutes sont régulières. Pour le dernier tiers, le problème persiste et nécessite des soins continuels.
Julie,
diététicienne
Anorexie mentale : a lire également
- La cellulite
- Le visage et la peau
- Les yeux
- Dis-moi ce que tu manges, je te dirai comment tu es
- Les cheveux et les ongles
- Alimentation et bien-être
Sur le meme sujet :
On en parle sur le forum :
Commentaires
Les plus lus
Les plus commentés
Les outils pour la famille
Les avantages
Qui est en ligne ?
dmoreau7
vereytmi











