Boulimie
Qu’est-ce ?
La personne souffrant de boulimie absorbe de grandes quantités de nourriture en un minimum de temps. Elle perd le contrôle face à la nourriture ingurgitée.
Les aliments consommés lors des crises sont souvent des aliments hypercaloriques et sucrés. Si au début de la crise, la boulimique choisit les aliments qu’elle avale parmi ceux qu’elle préfère, elle peut aussi engloutir n’importe quels aliments, ceux qu’elles n’aiment pas ou sous une forme non appropriée tels que des aliments surgelés qui se mangent cuits par exemple. Les aliments sont peu ou pas mâchés et le goût n’intervient plus. L’objectif est de se remplir le plus vite possible. C’est ce qu’on appelle les crises de boulimie.
C’est lorsqu’ elle se sent remplie ou qu’il n’y a plus d’aliments disponibles que la boulimique cesse la crise. La valeur calorique de la prise alimentaire pendant une crise avoisine en général les 3500 kcal et peut aller dans certains cas jusqu’à 10 000 kcal.
La fréquence des crises est variable. Une personne est considérée comme réellement boulimique si elle présente en moyenne 2 crises par semaine pendant 3 mois minimum. Mais le nombre de crises peut aller jusqu’ à 10 par jour. En général, la boulimique sent venir la crise. Elle se montre alors agitée et nerveuse.
La personne boulimique a conscience de l’anomalie de son comportement mais a beaucoup de difficultés à en parler. Les sentiments de culpabilité et de honte survenant après les crises l’ incite à garder le secret. Les crises se déroulent ainsi en cachette, ce qui rend le diagnostic extrêmement difficile. Or il est important de lui venir en aide car la boulimique se trouve dans une détresse profonde et elle ne s’en sortira pas seule.
Toute perturbation dans la vie de la personne peut déclencher une crise. Mais la boulimique peut arriver à un stade tel que ces crises se font par habitude sans plus aucun élément déclencheur.
La boulimique va ensuite tenter d’assouvir le sentiment de culpabilité ressenti en essayant d’"annuler" la crise. Pour ne pas grossir, elle peut se faire vomir. Mais toutes les boulimiques n’ont pas recours à cette méthode d’annulation. C’est ce qui différencie la boulimique vomisseuse de la boulimique non vomisseuse.
La boulimique peut également alterner les périodes de jeûnes et les périodes de crises. Dans ce cas, la boulimique a des conduites de type anorexique. Elle peut aussi prendre des diurétiques, des laxatifs ou encore faire de l’exercice à outrance. Enfin, certaines boulimiques associent ces différents moyens.
Ces méthodes de compensation lui permettent de maintenir un poids normal, légèrement inférieur ou supérieur à la normale.
Pourquoi ?
Comme pour l’anorexie, la boulimie survient souvent au moment de la puberté. Elle touche principalement des adolescentes et des jeunes femmes mais peut aussi se retrouver chez les hommes.
Les boulimiques ont en commun avec les anorexiques une préoccupation obsédante de leur corps, de la minceur et une peur phobique de grossir. Comme les anorexiques, elles souffrent de déformation par rapport à l’image de leur corps et d’ un manque de confiance en elles.
D’un côté, il y a le dictat des magasines qui prônent le mythe idéal de la minceur, de l’autre on retrouve l’abondance de nourriture que nous offre la société. Alors que les anorexiques décident de ne plus manger pour satisfaire leur idéal de minceur, les boulimiques veulent continuer à manger mais aussi satifaire cet idéal de minceur.
Comme pour l’anorexie, les causes profondes sont complexes et la question de l’origine de la boulimie et de l’anorexie reste ouverte. Les auteurs s’accordent à reconnaître des causes biologiques, sociales et psychologiques.
La boulimie accompagnée de comportements compensatoires entraîne un certain nombre de conséquences médicales importantes. Les vomissements répétés peuvent altérer l’émail des dents qui deviennent très fragiles et cassantes.
Plus grave, les vomissements peuvent causer de sérieux déséquilibres sur le plan sanguin, notamment au niveau des taux d’acidité, de sodium et de potassium. S’ils ne sont pas médicalement traités, ces déséquilibres peuvent provoquer des malaises importants pouvant, dans certains cas, déboucher sur un coma, voire la mort.
Suite aux vomissements acides répétés, des ulcères de l’oesophage et de l’estomac peuvent se développer ainsi que des risques d’hémorragie oesophagienne. Très rarement, une rupture d’anévrisme peut mener à la mort.
Que faire ?
Un suivi médical permet d’améliorer la situation dans une certaine mesure mais seule la normalisation des comportements alimentaires permet de supprimer tout risque.
Lorsqu’ils se sont rendus compte qu’ils ne s’en sortiraient pas tout seuls, les boulimiques sont d’ordinaire réceptifs au conseil médical.
Le traitement comporte une psychothérapie individuelle ou en groupe ainsi qu’un suivi nutritionnel. Lorsque la prise en charge a lieu, les crises durent en général depuis longtemps et la boulimique n’a plus aucune notion d’équilibre alimentaire. Mais ce que ces personnes recherchent avant tout est un mieux-être.
Le pronostic de guérison de la boulimie est bon mais les rechutes sont fréquentes.
Julie,
diététicienne
Boulimie : a lire également
- La cellulite
- Le visage et la peau
- Les yeux
- Dis-moi ce que tu manges, je te dirai comment tu es
- Les cheveux et les ongles
- Alimentation et bien-être
Sur le meme sujet :
On en parle sur le forum :
Commentaires
Les plus lus
Les plus commentés
Les outils pour la famille
Les avantages
Qui est en ligne ?
d_V5130











