Pré-adolescent

Le mot "adolescence" vient du latin " adolescere " qui signifie " grandir vers ". L’adolescence est le passage entre l’enfance et l’âge adulte.

Cette période est parsemée d’"embûches" et de "crises" qui touchent l’adolescent et ses parents.

Mais l’adolescence contitue également une formidable période de découvertes, faite de moments de vie intense dont nos enfants se souviendront plus tard avec une certaine nostalgie.

On sait que l’adolescence est une période de croissance accélérée, mais le taux de croissance varie considérablement d’un individu à l’autre. Ces années représentent aussi les plus actives de la vie.

De nouvelles habitudes alimentaires peuvent apparaître à ce moment. Ces nouveaux comportements sont le résultat de facteurs psychologiques, sociaux et socio-économiques, y compris l’influence de l’entourage, le rejet des contraintes familiales, la quête d’autonomie et d’identité, l’habitude de manger à l’extérieur...

Le point le plus important dans cette transition des habitudes alimentaires est l’ouverture progressive à un répertoire d’aliments de plus en plus vaste. L’adolescent s’ouvre progressivement à de nouveaux produits, d’autres saveurs et aussi à des goûts plus prononcés. Ainsi, à la fin de l’adolescence, la saveur amère est généralement appréciée, tout comme les fromages fermentés de type « bleu », généralement rejetés dans l’enfance.

Les nouvelles habitudes alimentaires prises lors de l’adolescence peuvent avoir des conséquences sur la santé. La relation à la nourriture est totalement différente selon le sexe de l’adolescent.

Le garçon montre généralement un appétit extraordinaire. Chez les garçons, l’activité sportive tout comme, plus largement, les compétences physiques grâce auxquelles ils cherchent le respect de leurs camarades occupent une place centrale. Pour les jeunes hommes, c’est l’aspect énergétique de l’alimentation qui est très important. Le choix des aliments est donc guidé par une préoccupation concernant la croissance en général mais surtout le développement de leurs muscles. Les garçons préfèrent ainsi les aliments riches en protéines afin de développer leur masse musculaire ainsi que les aliments leurs apportant des glucides lents comme les pâtes.

Chez les garçons, le risque fait partie de l’affirmation de soi. Cela se traduit par exemple par une consommation de boissons alcoolisées et plus généralement par une tendance à ne pas suivre les conseils nutritionnels donnés.

La jeune fille, par contre, n’a souvent guère d’appétit. En effet, le mythe de la minceur s’est ancré dans les mœurs socioculturelles. Les médias vantent les régimes comme étant la clé de la beauté, de la réussite et du bonheur. Etre mince devient un facteur d’intégration à part entière. Les jeunes filles se mettent en tête de vouloir ressembler aux filles filiformes des magazines. Ce comportement peut conduire à des troubles du comportement alimentaire dont les plus connus sont l’anorexie mentale et la boulimie. Heureusement, la notion de prudence est généralement mieux perçue chez les filles.

Dans leur besoin d’indépendance de « jeunes adultes », les garçons et les filles éprouvent souvent la nécessité de s’affranchir de la domination de leurs parents en rejetant une alimentation jusqu’alors saine. Les jeunes ont souvent des repas déstructurés : saut du souper, sandwichs mayonnaise tous les midis, horaires décalés, nombreux grignotages, ...

Les aliments les plus répandus chez les adolescents sont les chips, les produits épicés ou salés, les confiseries, les biscuits, les laitages, les fruits, les jus de fruits et les boissons sucrées. Quand les grignotages remplacent en partie les repas principaux, il est important de vérifier qu’ils sont assez nutritifs et ne déséquilibrent pas totalement l’alimentation.

Les risques majeurs de l’alimentation destructurée de nos adolescents sont l’obésité, les caries dentaires, les excès de graisses dans le sang (on parle d’hyperlipidémies), la diarrhée provoquée par les boissons édulcorées au sorbitol, la surcharge en phosphore due à la surconsommation des colas et ses conséquences sur la minéralisation des os.

Il arrive que les adolescents se privent d’un repas parce que leur emploi du temps ne coïncide pas toujours avec l’horaire des repas de la famille. Se joindre à leur groupe d’amis ou ne pas être en retard à un rendez-vous est souvent plus important pour eux. De plus, alors que chez les adultes la convivialité est étroitement lié à la prise alimentaire, elle apparaît plus autonome chez les jeunes qui privilégient la fête et le spectacle.

Il faut aborder les adolescents avec tact. Ils ont surtout besoin d’informations sur les effets qu’exercent les aliments, particulièrement dans le domaine de l’apparence physique.

Par exemple, pour les filles, vous pouvez insister sur le fait que toutes les carences alimentaires finissent par se voir sur le visage. La peau est moins belle et le teint est terne. Pour une peau éclatante de santé, l’adolescente doit manger des fruits et des légumes en grandes quantités mais aussi des féculents (souvent diminués chez les filles qui se soucient de leur ligne), de la viande, du poisson ou des oeufs pour l’apport en fer (une carence en cet oligo-élément leur donne un teint tout pâlichon...) et des produits laitiers pour garder la ligne (le calcium aide à conserver son poids de forme).

C’est à vous de trouver l’argument qui intéresse votre adolescent ou adolescente. Et pourquoi pas d’amener votre fille ou votre fils consulter une diététicienne si vous voyez qu’elle ou qu’il s’inquiète de son poids. Cette démarche est souvent fort bien accueillie par l’adolescent lui-même qui voit ses préoccupations prises au sérieux et ne mettra ainsi pas sa santé en danger.

Julie,

diététicienne

partager :

Pré-adolescent : a lire également

    On en parle sur le forum :

Commentaires


Qui est en ligne ?

dmoreau7

vereytmi